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Nerlov

Ma vie avec elle

Il y a trois mois, Nerlov annonçait la sortie dans l’année d’un nouvel EP avec un magnifique nouveau morceau. Deuxième extrait, deuxième calotte derrière la nuque avec « Ma vie avec elle ». Le moustachu y fait une déchirante déclaration d’amour désabusée qui va vous tirer la larmichette : « Je crois bien que je pourrais faire ma vie avec elle. Ou au moins quelques semaines… ». Terrible !

La Collective

Un pour tous, tous pour un ! La célèbre devise des 3/4 mousquetaires aura été sur toutes les lèvres des acteurs de la ville ces derniers mois d’anémie culturelle. À l’heure où les mesures sanitaires semblent vouloir s’assouplir et les possibilités de revoir des concerts en condition à peu près normales se concrétisent, on ne pouvait que vous aider à remplir les pages de votre agenda estival. Rencontre avec Sarah Nadifi et Clémence Maillochon, de l’association La Collective, pour nous parler des six rendez-vous musicaux incontournables de l’été à Angers.

Dans quelles circonstances s’est créée La Collective ?

Sarah : L’an dernier, la Ville d’Angers avait demandé aux structures culturelles de l’aider à compléter sa programmation musicale d’été en cette période de COVID. Plusieurs structures avaient donc travaillé ensemble un peu dans l’urgence, ou en tout cas de manière un peu bricolée. Et nous avions alors privilégié les artistes locaux. A l’automne dernier, à l’occasion des petits déjeuners pro entre acteurs locaux qu’organise Le Chabada, a émergé l’idée de continuer ce travail collaboratif, mais de manière plus structurée. On sentait bien qu’il serait encore compliqué de proposer des choses au printemps devant un public, donc on a voulu anticiper et tout de suite réfléchir à une vraie programmation élargie pour l’été. Du coup, peu à peu, plusieurs structures ont rejoint le projet et aujourd’hui La Collective est une association, officiellement constituée en Avril dernier, qui réunit 13 associations ou entreprises culturelles locales : Paï Paï, Black Up, D3, Growl Up, Hervé Productions, La Caverne Sensorielle, Les Folies Angevines, L’Igloo, le Joker’s Pub, Orange Platine, Twin Vertigo, Tigre Noir et Le Chabada.

 

Qu’est-ce que cette association vous permet de faire que vos structures respectives n’auraient pu faire ?

Clémence : Dans l’absolu, c’est surtout un outil qui facilite le dialogue avec la mairie. Ça lui permet de n’avoir qu’un seul interlocuteur, et de mieux mutualiser les demandes logistiques. Comme chaque structure membre de la Collective a son savoir-faire propre, on est donc complémentaires et on peut mieux compter les uns sur les autres. L’an dernier chacun avait un peu organisé sa date dans son coin. Cette année, ça a été le fruit d’une vraie concertation et d’un vrai travail collectif. Chacun a pu proposer des choses, puis on a voté pour élaborer cette prog qu’on a voulue à l’image de tous les membres de La Collective, d’où ces six soirées thématiques.

Est-ce que La Collective est pensée pour durer au-delà de cet été ?

Sarah : On verra. Pour l’instant, on se concentre sur cette prog estivale, mais personne ne peut dire l’avenir. Pour être honnête, cette association n’aurait sans doute jamais vu le jour sans le COVID, non pas par manque d’envie mais par manque de temps pour s’y consacrer. Donc quand la période reviendra à la normale et que chacun va de nouveau être accaparé par ses projets personnels, je ne sais pas si on trouvera encore du temps à y consacrer. Mais peut-être qu’on va tout de même y trouver une efficacité de travail qu’on aura envie de voir perdurer ?

 

Vous pouvez nous présenter sommairement cette programmation ?

Clémence : On a donc prévu six rendez-vous centrés autour d’une esthétique musicale. Le 2 Juillet, c’est une soirée autour des musiques jamaïcaines avec Art-X and The Roots Addict de Tours et le Black Up Sound d’Angers en DJ set. Le 9 Juillet, c’est une soirée musique non-occidentale avec le groupe belge de blues du désert Kel Assouf + le groupe psyché de Nancy, Taxi Kebab. Le 15 Juillet, c’est une date folk, avec Teenage Bed du Mans et Back And Forth d’Indre-et-Loire. Ensuite, on passe en Août, le 20, avec une soirée rock. Il y aura Unschooling et Bandit Bandit. Le 27 Août, ça sera du rap avec deux artistes locaux, Odor et Joh Berry, ainsi que le duo nantais Pumpkin & Vin’S da Cuero. Et la dernière date sera électro le 3 Septembre avec Akou Bayo de Nantes et le groupe de techno faite-main Cabaret Contemporain. Tout ça aura lieu dans le jardin des Beaux-Arts et sera gratuit sur réservation.

Sarah : On espère que les gens viendront en nombre, ça fait tellement longtemps qu’on a pas pu faire de vrais concerts tous ensemble !

Plus d’infos et réservations ici.

# T’ASVU? : Sapiens, et la musique fut

Si vous suivez les réseaux du Chabada, c’est que la musique occupe une place importante dans votre vie. Mais vous êtes-vous déjà demandé·e quand et où la musique est apparue dans l’histoire de l’humanité? C’est à ces questions que tente de répondre cette formidable enquête racontée dans le documentaire « Sapiens, et la musique fut » sur le site d’Arte TV. A l’heure où beaucoup seraient tentés de penser que la culture et l’art ne sont pas essentiels, cette plongée dans notre passé originel semble montrer au contraire que la musique était au commencement de tout.

Et pour prolonger cette réflexion abyssale sur l’humanité, nous vous proposons d’entrer en transe en écoutant la magnifique interprétation du mythique « In C » du compositeur de musique minimaliste et répétitive américain Terry Riley ‎réinventé par le collectif Africa Express (mené par Damon Albarn et ses potes). Magique!

King Dirty Brass Band

Tek Ming

Sans doute inspiré par Bad Fat, un autre rapprochement entre musiciens originaires d’Angers et Le Mans a donné naissance à un nouveau collectif de jazz cuivré qui pulse , le King Dirty Brass band. Rien de mieux qu’une petite vidéo en conditions live pour faire les présentations. Vivement les premières vraies rencontres!

Markus & Shahzad

Remixed

On vous le rabâche à chaque article sur Markus & Shahzad, la musique du oudiste angevin et du chanteur pakistanais nous replonge avec délice aux grandes heures de ce qu’on a appelé le Asian Beat au milieu des 90s. Et ce n’est pas cet EP de remixes qui va nous détourner de notre obsession. Une fois encore, on n’est donc pas tellement surpris de ce qu’ont à offrir ces sept titres (la rencontre entre musique Qawwali et électronique a déjà maintes fois prouvé son efficacité) mais bien obligé de souligner leur parfaite maîtrise des codes du genre. Dub, eletronica, techno, tout y passe pour un résultat qui fait mouche à chaque fois et qui prouve la vitalité d’une scène électro inspirée par la transe des musiques dites du monde (Péroké, Spooky-J, Samifati, Sumac Dub, Bill Bobbitt). On retrouve également Zenzile (qui avait déjà travaillé avec M&S) parmi les remixeurs. Et le duo aura même réussi à sortir notre Vendas Novas de sa (trop) longue hibernation pour un remix techno absolument imparable. Des tas de raisons de se jeter sur ce « Remixed » donc!

« Remixed » est disponible sur toutes les plateformes.

Ar Mitik

2

1+1 = 3. Cette théorie qui défie les lois de l’arithmétique pourrait également s’appliquer au trio Ar Mitik. Somme de trois rappeurs basés entre Angers et Nantes, Flo, Shaft et Mad ont créé Ar Mitik et construit une machine de guerre bien plus puissante que ce qu’ils pouvaient boutiquer chacun de leur côté jusqu’à présent. Les flows ont chacun leur identité propre (la voix grave bien groovy, la rime teigneuse, etc.) et deviennent par conséquent archi complémentaires comme à la grande époque des Wu Tang Clan, Jurassic 5 ou Saïan Supa Crew. Ce simple détail devrait rassurer tous les fans de boom bap qui trouveront toujours une branche à laquelle se raccrocher. Pourtant Ar Mitik ne rechigne pas à rapper sur des instrus trap de la nouvelle école, mais tout est toujours fait dans les règles de l’art de l’âge d’or du hip hop. Le trio vient de sortir un double-EP, paru à quelques semaines d’intervalle, et ces « 2.1 » et « 2.2 » devraient fort logiquement leur ouvrir les portes des scènes de tous horizons. Tendez l’oreille!

Ecoutez 2.1

Ecoutez 2.2

# T’ASLU? : J’aurai ta peau, Dominique A.

Pour ce # T’AsLu?, nous vous proposons un BD un peu particulière. « J’aurai ta peau, Dominique A. » n’est bien sûr pas une biographie à charge contre le chanteur nantais mais une fiction d’Arnaud Le Gouëfflec (on vous a parlé récemment de son « Underground ») et Olivier Balez qui utilisent son personnage sur le même principe que le film « Dans la peau de John Malkovich ». Un beau jour, Dominique A. reçoit une lettre de menace de mort qui le chamboule un tantinet. Pourquoi lui? Qu’a-t-il fait? Ou que n’a-t-il pas fait? Et ce n’est pas son vieux pote Philippe Katerine, en pleine gloire, qui le rassure… Un récit qui traite de manière originale de la célébrité (l’est-on trop, pas assez?) autour d’un personnage discret mais incontournable de la chanson française.

Plus d’infos et d’extraits sur le site de l’éditeur.

Et pour le plaisir, voici quelques jolies collaborations de Dominique A. avec d’autres artistes.

ODOR

Street Cred

Ses derniers singles nous avait montré un visage plus grave d’Odor, mais revoilà le petit prince du rap angevin avec un bon gros track qui fera bouncer les derrières dans les soirées (bientôt, promis!). Mais même sur un beat bondissant, le MC garde sa verve enlevée et continue de ne pas se prendre trop au sérieux. C’est bien pour ça qu’il surfe loin au-dessus de la mêlée!

Le Chabada fait peau neuve !

Vous les avez peut-être vus passer sur les panneaux d’affichage libre et dans les magasins, les 7 plaisirs capitaux du Chabada joliment illustrés par le graphiste angevin Pilou.

En effet, nous souhaitions donner un nouvel élan pour tourner la page en cette période morose. Pour ce faire, nous avons confié notre nouvelle identité visuelle aux bons soins de Pilou et demandé un site Internet tout neuf à l’agence We Used To Be Friends, qui sera en ligne fin août. Durant ces derniers mois de disette culturelle, nous avons eu tout le loisir de réaffirmer ce qui fait le sel de nos métiers : la rencontre avec le(s) public(s). Pas toujours essentielle pour certains, primordiale pour nous, la culture est bien une histoire d’échange, de partage, de plaisirs, d’humanité. Nous avons donc voulu détourner les sept péchés capitaux interdits en sept plaisirs fondamentaux pour redéfinir ce que doit être le Chabada pour les Angevin•es : passionné, accessible, engagé, fier, effervescent, surprenant, rêveur. Ce sont également les valeurs que nous avons voulu faire transparaître dans la rédaction de notre nouveau projet culturel pour les trois années à venir. Ces sept visuels colorés et percutants sont donc ce que nous nous souhaitons, à vous et à nous, pour vivre encore des émotions fortes tous ensemble.

Nous lançons dès lundi 21 juin un Jeu-Concours sur les réseaux du Chabada. Des places de concerts ainsi qu’un t-shirt et un tote bag fabriqué par Fishbrain seront à gagner !