L’Adrama en quelques mots

L’histoire de l’Adrama commence dans les années 1980.

Alors que la scène musicale locale connait une certaine effervescence, les musiques actuelles se situent hors de radar des politiques. Et aucun équipement, ni studio ni salle de concert, n’existe pour les accueillir.

C’est autour de ces revendications que se constitue un collectif composé de musiciens et d’organisateurs de concert, prémices de l’actuelle association Adrama. En 1989, après une campagne mélangeant effronterie et humour, une première victoire : la Mairie accepte d’ouvrir des studios de répétition à la Cerclère. La gestion est donnée à l’Adrama sous la forme d’une DSP (Délégation de Services Publics). Puis, en 1994, vient l’ouverture du Chabada, une des premières salles de concert dédiée aux musiques actuelles en France, et dont la gestion revient aussi à l’Adrama.

Depuis lors, l’Adrama continue ce qui constitue encore aujourd’hui son ADN : la promotion des musiques actuelles sous toutes ses formes. Studios de répétition et plateaux de création, salles de concerts, les espaces du Chabada sont là pour rendre visibles la créativité et la diversité des musiques, et donner envie de s’ouvrir à cette forme d’expression.

Le projet artistique et culturel de l’Adrama, un projet ancré dans les enjeux de notre société

Projet labellisé SMAC, celui-ci s’articule autour de quatre missions socles : la diffusion de concerts promouvant la diversité musicale actuelle et la scène locale ; l’accompagnement des pratiques musicales, des groupes amateurs aux projets professionnels ; les actions culturelles à destination et avec des personnes dites éloignées ; le soutien aux acteurs locaux du champ musical.

Ces grandes missions constituent les quatre grands pôles d’activité du Chabada. Elles sont traversées, dans leur mise en œuvre, par les valeurs portées par l’association et les nouvelles impulsions qu’elle souhaite engager.

Car depuis quelques années, l’enjeu des musiques actuelles ne se situe pas uniquement dans leur reconnaissance institutionnelle. Celle-ci, acquise par la mise en place d’un agrément spécifique, a gagné ses galons pour devenir partie prenante des politiques culturelles nationales.

Pour autant, de nouveaux enjeux ont vu le jour, liés à l’évolution du secteur ou à la société. Ce sont à ces nouveaux enjeux que le nouveau projet de l’Adrama souhaite s’atteler.

Ainsi, le nouveau projet artistique et culturel de l’Adrama réaffirme une volonté forte d’ouverture, de coopération et d’expérimentation pour ces prochaines années. Il prend acte de la richesse du territoire angevin, de sa scène locale et de ses acteurs culturels, comme ferment d’une dynamique toujours renouvelée.

Il s’ancre aussi dans les nouveaux enjeux de la société : L’égalité Femme Homme, L’éco responsabilité, les droits culturels et la participation citoyenne.

Bien plus qu’un simple lieu de musique, le Chabada se veut un lieu de vie ouvert et respectueux des diversités culturelles. L’expérience musicale est avant tout collective, qu’elle passe par le concert ou par la pratique en groupe. Nous défendons la découverte et la pratique de la musique comme moyen de s’ouvrir à l’autre tout autant que de s’épanouir personnellement.

Enfin, dans un contexte où le champ culturel, et notamment musical, est soumis à une forte concurrence, le projet associatif affirme la nécessité de la diversité artistique et son soutien à la pluralité des acteurs et artistes. Il porte un regard attentif aux émergents, en soutien permanent auprès de ceux et celles qui font la vie culturelle à l’échelle locale, régionale et nationale.