Little Big 6ster annonce un deuxième album pour 2019, et compte bien ne reculer devant aucun charognard pour arriver à ses fins. Pour preuve, un premier clip tourné au milieu des vautours du Bioparc de Doué! « Mad Circus » laisse planner (hu! hu!) des velléités blues-garage-punk encore plus affirmées que sur le premier album. Bienvenue pour la becquée!
Comme l’expliquent très bien nos confères du magazine Trax, l’agence de voyages en ligne OUI.sncf a demandé à Thylacine de préparer une playlist pour célébrer son premier anniversaire. L’annonce peut paraître surprenante au premier abord. Pourtant on sait depuis « Transsiberian« , son premier album paru en 2015 et entièrement composé à bord du train du même nom, jusqu’à « The Road », son nouvel album enregistré pendant un road-trip en Amérique du Sud à bord d’une caravane-home studio à énergie solaire, à quel point le voyage est un élément essentiel à l’inspiration du musicien angevin. Sa sélection chemine donc entre ses propres travaux et des tracks d’Agoria, Kid Francescoli, Kid Simius ou Sorrow. Une jolie bande-son onirique d’un film panoramique projeté sur la vitre du train que vous devrez peut-être prendre pour vous rendre à son concert au Chabada le 1er Mars prochain.
Toute la playlist de Thylacine est à regarder ici :
Des groupes qui lancent leur propre label, on en a connus quelques-uns sur Angers. Quand ces labels survivaient à leur deuxième sortie, c’était déjà une petite victoire. Du coup, l’aventure de MaAuLa Records, initiée par les musiciens de Loire Valley Calypsos, est en train de devenir un véritable cas d’école. Le label angevin des « musiques exotiques » trouve son public parfois par delà les océans. Rencontre avec Thibaut Kret, label manager en chemise hawaïenne.
Peux-tu nous résumer MaAuLa Records en quelques chiffres ?
Le label existe depuis fin 2015, même si on avait déjà sorti le premier 45-t de Loire Valley Calypsos sous cette étiquette, mais qui n’avait alors aucune véritable structure juridique. On vient de sortir notre neuvième sortie physique (en LP et CD), en plus de trois compilations digitales, les « MaAuLa-o-rama ». Donc on en est à douze sorties. On a déjà quatre projets de sorties pour 2019, en plus de l’album de Loire Valley Calypsos. Donc 2019 devrait être une année intense pour le label. On a démarré avec des pressages de 500 LPs et 1000 CDs de chaque référence du catalogue, mais au fil du temps on a dû faire des repressages de certains disques qui marchaient plutôt bien. Et là, pour la compilation « Cumbia Madame ! », on est partis directement sur un pressage de 1000 LPs et 2000 CDs, ce qui n’est pas ridicule puisque certains « gros » labels sur notre niche musicale sont également à peu près sur ces chiffres. On a la chance d’être plutôt bien distribué en France mais aussi dans plusieurs pays étrangers (Suisse, Allemagne, Benelux, Espagne…). On commence aussi à exporter pas mal au Japon ! Et on démarre la prospection pour les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
Vous vendez des disques au Japon ?
Oui, et même plutôt pas mal ! (rires) Sur Instagram, si tu cherches le #MaAuLaRecords, tu tombes sur pas mal de Japonais qui se sont pris en photo avec leurs disques du label… Globalement, ce sont surtout nos rééditions des vieux groupes de calypso comme The Wrigglers ou The Talbot Brothers ou la compile « Calypso Madame ! » qui marchent le mieux là-bas, mais on a quand même également vendu pas mal de copies de notre premier album de Loire Valley Calypsos. Une des choses dont on est le plus fier, c’est qu’on a pas mal de retours de gens qui nous disent qu’ils aiment beaucoup le label, et pas seulement telle ou telle sortie. Ca nous laisse penser qu’on avance plutôt dans la bonne direction !
Comment réussissez-vous à être visible au milieu de toutes ces rééditions qui inondent le marché actuellement ?
On mise beaucoup sur notre identité graphique pour être bien repéré. C’est Antoine Gadiou, un graphiste de Nantes, qui fait tous nos visuels, et ça aide beaucoup. D’un disque à l’autre, les gens comprennent aussitôt que c’est une sortie du label. Et comme on touche quand même un public de gens passionnés, quand ils aiment une sortie, ils cherchent généralement à écouter les autres disques estampillés MaAuLa. On essaie également d’avoir une vraie ligne éditoriale, d’aller chercher à fouiller des choses pas encore trop explorées par d’autres labels, ou alors de le faire différemment. Par exemple, on trouve beaucoup de compilations thématiques sur des pays africains où tu as deux disques gavés à ras bord de morceaux, comme pour documenter cette scène de manière encyclopédique. J’adore ces compiles, j’en possède beaucoup. Mais j’ai réalisé que souvent je n’écoutais pas beaucoup le deuxième disque, parce que j’étais déjà « rassasié » par le premier. Donc on prend plutôt le pli de sortir des disques assez courts, quitte à laisser plein de titres qu’on aurait aimé pouvoir rééditer sur le carreau. Pour ce « Cumbia Madame ! », on avait largement de quoi sortir un double vinyle par exemple. Mais on a préféré faire une sélection plus drastique. Quitte à sortir un volume 2 plus tard si le disque marche bien.
Pour ces deux compilations « Calypso Madame ! » et « Cumbia Madame ! », vous avez travaillé avec un collectionneur ?
Oui, il s’agit de Tom Stakhanov, un collectionneur avec qui on a tout de suite super accroché humainement et musicalement. On parle d’une troisième compilation avec lui autour des musiques de l’île de Curaçao (oui, comme la liqueur bleue). C’est une île des Petites Antilles, qui a été un véritable carrefour d’influences (latines, brésiliennes, caribéennes…) et qui a eu la particularité de développer une langue créole un peu à part, le papiamento. Plusieurs groupes de l’île ont choisi de faire de la musique dans cette langue locale plutôt que d’utiliser les langues des colons qui permettaient de s’exporter plus facilement. On prépare donc une compilation sur tous ces groupes, en lien également avec un universitaire suisse spécialiste du papiamento pour essayer d’aller plus loin que la seule musique.
Vous vous intéressez surtout aux musiques créoles, qui se sont construites sur des métissages. A l’heure où le monde a tendance à se replier sur des tentations identitaires, c’est presque un acte politique ?
On ne se revendique pas comme des militants, mais c’est sûr que mettre en avant ces musiques créoles, issues de mélanges entre l’Afrique, l’Amérique, l’Europe, l’Asie, c’est forcément politique. Peut-être aussi parce que finalement toutes les musiques se sont construites comme ça, en se mélangeant, hier comme aujourd’hui, même si on a tendance à vouloir l’occulter parfois. Et que c’est donc un véritable exemple de réussite des métissages qu’il est difficile de nier. La culture -et la musique- a toujours été le meilleur moyen de rapprocher des gens très différents, de faire des ponts. Même pour des musiques qui sont très identifiées à un territoire précis comme le reggae ou la salsa par exemple, dès qu’on gratte un peu on se rend compte qu’elles sont nées d’une multitude de rencontres et de croisements.
Il sort fin Avril. On fera une release-party le jour de la sortie au Chabada. Il est un peu différent du premier album, notamment parce qu’on a accueilli Sam à la guitare électrique, juste après la sortie du premier album qui avait donc été enregistré en trio. Du coup, la basse s’est électrifiée aussi, il y a une vraie batterie en plus des percussions. Le son s’est étoffé. On a aussi quelques morceaux en français. On aura quelques invités, comme la chanteuse de Lord Rectangle, un groupe calypso de Bordeaux, qui a une voix magnifique, ou les cuivres de nos copains de Big Joanna… Ca ne sera pas la révolution par rapport au premier album non plus, mais ça évolue à notre rythme, en chaloupant. (rires)
Le label MaAuLa vient d’ailleurs de lancer sa propre web-radio. Faîtes le plein de chaleur en écoutant Radio MaAuLa ici: http://radiomaaula.com/
On avait beaucoup aimé son Jeu de Fléchettes sorti l’an dernier. Le petit prince du rap angevin (qui doit mesurer quand même pas loin d’1,90m) a posté un titre inédit hier soir sur les réseaux sociaux. Pas un clip à proprement parler, mais l’univers sonore d’Odor est suffisamment évocateur dès les premières secondes. Et on imagine qu’on entendra encore grogner ce « Crocodile » sur scène le 5 février prochain, lors de son concert au Qu4tre de l’Université d’Angers (en partenariat avec le Chabada): https://www.lechabada.com/events/odor-tibi-x-monarch-54/
Souvent, un groupe de rock ouvert à la mixité, c’est trois garçons et éventuellement une fille à la basse. Mouais… Peut mieux faire. Stella, c’est donc deux filles et deux garçons (le Joker à la guitare, et un batteur qui fait ce qu’on lui dit de faire, à savoir taper comme un turc). La quatuor aime en effet le bon vieux rock tendu, celui qu’on joue fort, avec des mélodies qui se sifflotent pendant des jours. Leur premier morceau à écouter ci-dessous en est un parfait exemple.
Il se susurre également que Stella sera à l’affiche d’une grosse soirée (déjà complète) la semaine prochaine au Chabada… On dit ça, on dit rien.
Les autres, rabattez-vous sur leur nouveau clip, réalisé à partir d’images prises lors de leur dernière tournée aux Etats-Unis (le trio a même fait l’Asie depuis, on ne les arrêtera plus!).
Nouveau clip farfelu et efficace (un peu comme leur musique donc) pour Des Lions Pour Des Lions où Babette a troqué le vert contre le rouge, plus proche de l’énergie brûlante dégagée par le quatuor. « T’es oùùùù? » chante-t-elle en boucle… Vous je sais pas, mais nous on sera à la soirée Sors Tes Covers (déjà complète, sorry!) où il se murmure que Des Lions participeraient cette année… Mais chut!