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Bentham – Jeune Vétér4n

Si vous lisez nos colonnes avec attention, le nom de Bentham ne vous sera certainement pas inconnu. Le jeune MC angevin a la dalle et surtout soif d’apprendre (il vient même d’intégrer le projet rap jeune public Les Frères Casquette, soit l’école artistique la plus exigeante du monde). Du coup, il en est déjà à sa quatrième livraison en trois ans. Et chaque disque le voit gravir quatre à quatre les marches vers l’étage supérieur. D’où ce titre de « Jeune Vétér4n » pour cette nouvelle salve. Il faut dire qu’il est bien aidé dans sa progression par un collectif de beatmakers surdoués qui lui assure des instrus imparables (cf. « Deuxième éveil » par Spectateur, « 20.17 » par Konixion, « Laury » par High Scream ou « Quitter le décor » par Soulsafir). Mais Bentham ne se repose pas que sur le talent de ses collègues et assure largement sa part du taf : la plume est aiguisée comme un rasoir et son flow est sans cesse mis à l’épreuve tantôt sur des rythmiques boom bap tantôt sur de la trap. Une chose est sûre : quand l’heure de Bentham viendra, il sera prêt.

« Jeune Vétér4n » est disponible sur toutes les plateformes digitales et un premier clip est visible ci-dessous.

Comme un Odor de souffre

Cette année, les 3 finalistes des Pays de la Loire du dispositif Buzzbooster sont invités à participer à une tournée en région «En Attendant HIP OPsession», qui passera notamment par le Chabada le 3 février prochain. Parmi ces 3 jeunes espoirs du hip hop de chez nous se trouve l’Angevin Odor qui commence à se faire une place dans le rap game. Sa trap mi-gangsta mi-consciente repose sur des instrus très soignés aux ambiances sombres et des textes qui ne se contentent pas de rimes faciles. L’avenir du rap local n’avait plus senti aussi bon depuis longtemps!

Emporté par La Houle

Si dans vos résolutions de nouvelle année, il y avait « écouter davantage de bonne musique », on ne saurait trop vous conseiller de vous jeter sur le premier album de La Houle, logiquement intitulé « Première Vague », qui sort aujourd’hui en CD et en digital via le label Beko. Le trio angevin exilé outre-manche y poursuit ses pérégrinations entre shoegaze et new wave chantée en français déjà entamées sur un premier EP l’an dernier (qu’on retrouve d’ailleurs en intégralité dans cet album).

Les compositions de La Houle ressemblent à un réveil au petit matin sur une plage, avec une légère averse qui cohabite avec les rayons du soleil, quand tout semble alors encore possible. On se laisse paresseusement emporter par les déluges de guitares sous acide, surfant au ralenti sur de vagues vignettes poétiques. On est bien.

On croise les doigts pour que cet excellent premier album leur ouvre les portes du prochain festival Lévitation!

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By Pass : Rap Transatlantique

Quand à la fin des années 70s un bande de gamins du Bronx inventait le hip hop, ils devaient être peu nombreux à imaginer que des décennies plus tard cette musique créerait des ponts entre les artistes par dessus les océans. By Pass est un nouveau collectif incluant des rappeurs d’Angers et d’Austin. Rencontre avec Guitz (MC dans Nouvel R), doyen et instigateur du projet By Pass, avec une petite question bonus pour Blakchyl, rappeuse d’Austin.

Crédit Jaw

Crédit Jaw

Comment est née cette idée d’un projet collaboratif entre des rappeurs d’Angers et d’Austin ?

Guitz : Quand j’ai entendu dire il y a quelques années que des groupes angevins allaient partir à Austin dans le cadre du jumelage de nos deux villes, j’étais allé fouiller sur le Net pour voir si je trouvais des groupes de rap là-bas avec qui il aurait été possible de construire quelque chose. Mais je n’avais rien trouvé de très concluant. Il y a à peu près un an et demi, Lex’A, un des MCs intervenants en ateliers pédagogiques dans notre asso L’R de Rien, est venu me voir pour me dire qu’il avait eu la même idée, et qu’il avait trouvé des pistes pour un groupe intéressant, Mindz of Different Kind. Nous sommes allés écouter et chercher des infos sur le groupe. Artistiquement, ça nous a beaucoup plu, et en plus on s’est trouvés des tas de points communs dans la philosophie (ateliers d’écriture dans les prisons, actions pédagogiques, etc.). On a un peu eu l’impression de découvrir nos cousins texans. (rires) On les a donc contactés par mail pour leur proposer de faire quelque chose ensemble. Ils ont vite été emballés. En mai dernier, j’ai fait tout un périple américain avec ma copine pour nos vacances, et j’en ai profité pour faire une halte deux jours à Austin pour les rencontrer. Et c’est sûr que de voir les gens en vrai, ça a donné un gros coup d’accélérateur au projet ! Chacun s’est occupé de monter des petits trucs de son côté pour financer leur première venue en septembre dernier.

Quel a été le programme de cette première session ?

G: On les avait prévenus que ça serait chargé. Ils ont atterri le dimanche soir après 18h de voyage (dont une escale à Istanbul !). Dès le lundi matin, avec le décalage horaire défavorable dans les jambes, on les emmenait pour trois jours de résidence au studio Tostaky, grâce au Chabada qui soutient le projet. Personne ne s’est plaint, tout le monde avait envie d’être là, ça faisait super plaisir. On a monté notre set commun pendant ces trois jours. Au départ on pensait devoir beaucoup puiser dans nos répertoires respectifs, mais au final il y a quand même beaucoup de nouveaux titres spécialement composés ensemble. On les avait entamés avec des allers-retours sur le Net, et on a pu tout finaliser en studio à Angers. On terminait cette première résidence un mercredi soir, et le jeudi on avait trois concerts ensemble dans la journée ! Le reste de leur séjour a suivi le même rythme : boulot, boulot, boulot ! (rires)

Qu’est-ce qui a été le plus difficile et qu’est-ce qui a fonctionné tout de suite entre vous ?

G: On ne parle pas tous bien anglais dans l’équipe, et eux ne parlent pas du tout le français. Donc parfois la communication a été un peu laborieuse. Surtout au début en fait. Au bout d’un moment, comme chacun y met du sien, et beaucoup d’humour, ça coulait beaucoup mieux. Sinon, je pense qu’ils ont un peu trippé sur le travail qu’on demandait pour préparer le live. Chez eux, les concerts se font beaucoup à l’impro, au freestyle. Là, ils hallucinaient de nous voir répéter 10 heures par jour en résidence, à recommencer encore et encore telle phase ou tel mouvement sur scène jusqu’à ce que ça soit hyper carré ! On a pas mal échangé là-dessus, et je crois que tout le monde a gagné de l’expérience de l’autre. En fait, dès qu’on s’est retrouvés tous ensemble à rapper sur les instrus, tout est devenu très naturel. On parlait alors la même langue. On avait écouté les mêmes disques quand on était gosses, on se prenait des fessées en écoutant les flows des autres, et on devenait surmotivés pour le morceau suivant !

Crédit: Jaw

Crédit: Jaw

Autant de MCs sur une même scène, ça peut vite être compliqué à gérer, non ?

G: Il y a quelques années, avec Nouvel R, on avait monté le projet Hip Hop Kanou avec des rappeurs maliens. On était déjà 7 rappeurs sur scène. Donc j’avais beaucoup appris à ce moment-là. Cette expérience m’a bien servi pour By Pass. Je savais qu’il y aurait des compromis à faire, qu’il allait parfois falloir s’effacer, et que chaque intervention devait être réellement percutante. Tout le monde a vite intégré ces paramètres. Ca nous a aidés à travailler plus vite. Sur scène, il y aura donc les deux beatmakers qui gèrent les instrus en direct, et 7 ou 8 MCs suivant si tous les Américains peuvent venir. Ca tabasse bien ! (rires)

Tu peux nous présenter toute l’équipe d’ailleurs ?

Côté texan, ce sont donc les membres du groupe Mindz of Different Kind (MDK), soit trois rappeurs (Pip Demascus, Chi Clopz et BZA), une rappeuse (Blakchyl) et un beatmaker (FloBama) dont on a découvert en Septembre qu’il pouvait aussi super bien rapper ! (rires) Chez les Angevins, il y a Lex’A, Cerbère (de Cerbère & Makawa), un jeune MC vraiment très fort qui s’appelle Flo (Ar Mitik), et moi (Nouvel R) aux micros + Spectateur pour les instrus.

Le groupe se retrouve en Février ?

Le projet était conçu en trois étapes. La première en Septembre pour construire le set en commun, enregistrer les morceaux. La seconde en Février pour la sortie du disque et la tournée dans quelques villes françaises (Agen, Angers, Paris…) + pas mal d’actions pédagogiques dans des lycées angevins, et on espère la troisième étape au printemps au Texas pour se frotter au public de là-bas.

Blakchyl, ça doit être étrange de recevoir un mail de Français dont on a jamais entendu parler pour vous proposer de travailler ensemble ?

Blakchyl : C’est clair qu’on a eu un peu de mal à y croire au début ! (rires). Du moins, on ne savait pas trop ce qu’on devait croire, mais une chose est sûre, on était hyper excités à la fois de découvrir les détails du projet et de trouver des moyens pour le concrétiser. On ne connaissait pas grand chose au hip hop français avant de rencontrer les gars. On s’est vite rendus compte qu’en dehors de la langue dans laquelle on s’exprimait, on se retrouvait sur des tas de choses, que ce soit le fond ou la forme de notre musique. Au départ, il a fallu qu’on trouve nos marques mais plus les heures passaient dans le studio et plus on commençait à se sentir comme un véritable groupe uni, à chercher ce qui collerait le mieux au collectif plutôt qu’à la somme de ses individualités.

By Pass sera en concert au Chabada le jeudi 22 février 2017.

Un peu de Glass et beaucoup d’amour

A quelques heures de clôturer 2017, on ne pouvait que porter un toast à votre santé avec un peu de Glass et beaucoup d’amour, malgré le titre de ce nouveau morceau du groupe cold-wave angevin.

Nouveau morceau, oui et non en fait, puisqu’il s’agit de l’instrumental « Slow » qu’on entendait déjà sur le très bon album « Saudade » accueillant désormais la voix suave de Malika Nid El Mourid (Silent Sisters) en guest star, et rebaptisé pour l’occasion « No More Love ». Ca méritait bien un joli clip en sus!

Bonne année 2018 à toutes et à tous!

iNOUïS 2018 : Angers en force!

Excellente moisson pour la scène angevine lors des sélections régionales des iNOUïS 2018 du Printemps de Bourges : sur les 6 places disponibles, trois ont été décrochées par des angevins. Il s’agit de Rezinsky, Grise Cornac et Després, par ailleurs tous membres de l’Equipe Espoir Chabada ! Les 6 groupes se produiront lors de la finale régionale qui se déroulera, cette année, au 6 Par 4 à Laval, le 2 février 2018. On y sera pour les soutenir!!
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One, two, clips!

Même si la frénésie des fêtes de fin d’année est parfois forte, n’oubliez pas de prendre quelques minutes pour regarder les nouveaux clips de trois de nos groupes locaux: The Blind Suns et leur excellente chanson de Noël à l’américaine, Big Wool et sa magnifique « She » et enfin Wild Fox et son bad trip psychédélique.

Un vigneron angevin à l’honneur

actu-vigneron-AnthonyRobinParce qu’un bon concert s’apprécie mieux avec un bon verre. Que notre territoire est riche de son vignoble. Que la promotion de la scène locale s’accorde bien avec la découverte des vins locaux… un vigneron angevin sera à l’honneur chaque trimestre au bar du Chabada pour nous proposer ses vins. Bio, Biodynamique, nature, quelque soit le label, pourvu qu’il y ait l’envie de bien faire et de respecter la nature… et nos palais.

Pour ce trimestre de début d’année, c’est Anthony Robin qui nous fera découvrir ses cuvées, issues des vignes du Clos Frémur. Installé à Sainte-Gemmes-sur-Loire, il cultive les principaux cépages de Loire dans des parcelles situées aux portes de la ville, en cours de conversion bio. Il nous présentera son CheninPan 2016, un Anjou blanc, l’homme des Cabernes 2015, un Anjou rouge, et Upupa epops! 2016, un pétillant naturel de cabernet franc.

http://leclosfremur.fr/

Pour le plaisir de la rencontre et du partage, Anthony ROBIN sera présent pour vous faire déguster ses vins aux soirées suivantes :

  • Jeudi 11 janvier, Présentation de la programmation
  • Samedi 27 janvier, Brigitte (complet) : 19h15 > 20h15
  • Mardi 30 janvier, Lee Fields & The Expressions : 19h15 > 20h15