Depuis quelques années, la pop chantée en français semble enfin se débarrasser de son complexe d’infériorité Continuer la lecture
Depuis quelques années, la pop chantée en français semble enfin se débarrasser de son complexe d’infériorité Continuer la lecture
Tous ceux qui l’ont vu à l’action dans ses propres projets ou en invité lors des soirées ‘‘Sors Tes Covers’’ sont unanimes : Tomawok crève l’écran. Enfin, la scène, quoi. Son deuxième album vient de sortir et déjà le toaster angevin est sur tous les fronts. On a tout de même réussi à le capter par mail entre deux concerts au Congo pour lui poser quelques questions.
Tu réponds à mes questions depuis le Congo. Tu y es pour des concerts? Tu as un public là-bas?
Oui, je suis actuellement à Pointe Noire (Congo Brazzaville) où je vais donner six concerts en quatre jours à partir de demain (NdY: l’interview a lieu le 25 Novembre). Il fait beau, chaud, les gens sont cool et adorent la musique! Et donc, oui, à ma grande surprise, j’ai un public au Congo. Il faut dire que la personne qui a organisé cette tournée a fait un super travail de promotion sur place, avant et depuis mon arrivée. En à peine cinq jours, j’ai été invité au journal télé et dans l’émission de musique de MCRTV (la télévision locale de Pointe Noire), et aussi dans différentes émissions radios. J’ai eu aussi plusieurs interviews dans la presse nationale. J’ai même été surpris de rencontrer des Congolais qui écoutent mes morceaux depuis plus de trois ans… dont des flics fans du morceau “Range ta salive”. Comme quoi ici tout est possible! (rires)
Je crois savoir que tu as beaucoup plus in- vesti dans ce nouvel album? Tu sentais que c’était le moment d’essayer de franchir un cap?
Bon, à la base, disons qu’à chaque album j’investis un peu plus et j’essaie de franchir une étape, en tout cas j’avance. Mais là, c’est vrai que j’ai investi beaucoup plus pour m’offrir les services de certains producteurs, etc. Tout ce que j’avais en gros! (rires) Et du coup, je crois que j’ai franchi un gros cap! C’est aussi mon premier album distribué nationalement avec un très bon boulot de Musicast Distribution (qui sont venus me chercher) et de même pour Irie Ites Promotion qui ont assuré la promo de ce nouvel album.
J’ai l’impression qu’on t’entend davantage sur des titres reggae roots (ou en tout cas sur des tempos plus lents) que par le passé?
Oui, c’est possible, à force d’aller en Jamaïque, j’ai peut-être attrapé le virus… (rires) Il y a pourtant comme d’habitude des tempos très variés dans l’album mais, effectivement, dans l’ensemble, les tempos se sont peut-être un peu calmés. Mais pas la musique! Ni les textes!
Justement, pour moi, le morceau «Revolution» est un temps fort de l’album. C’est un vrai texte construit, et pas qu’un exercice de style de gimmicks reggae/ragga.
«Revolution» est un morceau qui me tient à cœur, c’est le morceau le plus “conscient”. Il dénonce pas mal de choses comme les inégalités, la malbouffe, les guerres pour le pétrole ou autres richesses… C’est le genre de morceau que j’ai écrit en une nuit. Sur un pur riddim reggae hip hop signé Judi K! Et avec ce petit sample de Dennis Brown… J’adore! Il y a aussi le morceau «Jamaican Herb» qui est important pour moi. Ça a été un grand moment avec Max Romeo, chez lui en Jamaïque, dans son studio, dans sa maison, avec sa famille, ses fils, ses petits-enfants… Et pour finir le morceau «No one we fear» en featuring avec Ward 21, les légendes du dancehall jamaïcain! C’était un vieux rêve.
D’ailleurs comment s’est fait le choix des invités?
J’ai fait mes choix avant de partir, en fonction des connexions que je pouvais avoir. Ayant eu la chance de partir avec Jericho, du label et sound system Irie Ites, des gens comme Sizzla, Max Romeo et le groupe Ward 21 étaient des artistes assez simples à approcher. Et on a pu trouver des très bons arrangements pour ces morceaux, on a été super bien accueillis chez chacun d’entre eux, et sincèrement je suis très content de tous mes feats. Le but était aussi d’avoir une légende du “roots” avec Max Romeo, une légende du “reggae/hiphop” avec Sizzla et une légende du “dancehall” avec Ward 21.
On sait que les Jamaïcains sont d’impitoyables businessmen. Tu as quand même l’im- pression d’avoir partagé un vrai moment avec eux?
Il faut partir en Jamaïque. Sur place, c’est toujours mieux, les artistes sont beaucoup plus accessibles sur l’île et se sentent plus concernés par ton projet si tu viens leur présenter en personne. Après, il faut choisir le bon artiste, puis le bon riddim qui lui plaira à coup sûr, puis trouver le bon thème, bien le guider, lui dire clairement ce que l’on veut ou ce que l’on ne veut pas… Et surtout, encore une fois, être présenté à ces artistes par la bonne personne. Il faut savoir que les chanteurs jamaïquains sont très sollicités pour des featurings, alors forcement sur la quantité de morceaux enregistrés, il y a toujours du bon et du moins bon.
Il n’y a pas longtemps, tu t’es retrouvé à tenter les sélections de l’émission «La France a un incroyable talent» sur M6. On ne t’attendait pas là…
J’ai été contacté en mars 2015 par Paul Dechavanne, le producteur de l’émission, suite à ma vidéo «Original Performer», réalisée par l’Angevin Raphael Renazé en 2011. Il venait juste de tomber dessus sur YouTube et voulait absolument me rencontrer pour que je leur refasse en live, pour ensuite être éventuellement sélectionné pour le premier passage télé à Paris. Ils sont donc venus à Angers et je leur ai fait ma performance en direct. En Juin, on m’a dit que j’étais pris, que ce serait tourné en septembre et diffusé entre le 15 octobre et le 15 novembre, or je savais déjà que mon disque sortirait en magasin dans toute la France le 3 octobre. Après de longues semaines d’hésitation, je me suis dit que je ne pouvais pas passer à côté de ce “coup de promo” juste à la sortie de mon nouvel album… (rires)
Le 27 novembre sortira le premier album de Thylacine, Continuer la lecture
Concerts organisés par des associations ou des entreprises Continuer la lecture
Concerts privés organisés par des associations ou conventions et soirées privées d’entreprises. Continuer la lecture
Vous recherchez un lieu pour préparer une tournée ou un nouveau spectacle ? Le Chabada propose plusieurs espaces pour des répétitions en conditions de scène. Vous trouverez ici toutes les informations et conditions.
Studios Tostaky
Salle en parquet de 250m2, espace scénique modulable, système son façade et retours, espaces cuisine et repos.
Cette salle est également adaptée aux répétitions de préparation d’enregistrement.
Club (300 places) et Grande Salle (900 places),
entièrement équipés en son et lumière, espaces cuisine et repos.
Tarifs à la journée (inclus : accueil technique + hébergement pour 6 à 8 personnes)
Dans le cadre de notre politique de soutien à la création locale, les groupes du Maine et Loire bénéficient de tarifs préférentiels. Une journée gratuite est offerte dans le cadre de la préparation d’un concert qui aura lieu au Chabada.
Les artistes en contrat avec une entreprise de la filière musicale locale bénéficient de 50 % de réduction.
| Lieu | Artistes du 49 | Artistes Région | Artistes Hors Région | |
|---|---|---|---|---|
| Tostaky Studio A (250 m2) | Système son plateau uniquement | 30€ | 60€ | 120€ |
| Tostaky Studio A+ (250 m2) | Système son complet | 50€ | 100€ | 200€ |
| Chabada Club | Système son complet + lumières | 50€ | 100€ | 200€ |
| Chabada Salle | Système son complet + lumières | 50€ | 200€ | 500€ |
Ils sont venus travailler au Chabada : Dionysos, Yann Tiersen, Java, Thomas Dutronc, Diam’s, Luke, Diving With Andy, Katerine, Pony Pony Run Run, Ez3kiel, Bikini Machine, Hugh Coltman, Fortune, Mustang, Boogers, Anoraak, La Maison Tellier, Jaqee, Lo’Jo, La Ruda, Zenzile, Kwal,…
Studios Tostaky
Fabrice NAU : fnau@lechabada.com
Club ou salle Chabada
Stéphane MARTIN : smartin@lechabada.com
Davy DEMALINE : ddemaline@lechabada.com
4 espaces de répétition scénique, loués à la journée uniquement. Continuer la lecture
« Raccourcis », extrait de l’album « Les Yeux de la Foule »
En 2008, au festival des Vieilles Charrues, les photographes ont collectivement déposé leurs appareils pour protester contre les exigences d’Etienne Daho.
Le contrôle de l’image est devenu une obsession pour les artistes. Entravés par des contrats, menacés par des gros bras, les photographes voient leur liberté se réduire comme peau de chagrin. Et l’information se muer en communication.
« Les photographes ne sont plus libres de faire leur métier », assène le communiqué. La raison du coup de gueule du syndicat suisse des journalistes Impressum ? Le concert de Johnny Hallyday, le 23 juillet, au Paléo Festival de Nyon (Suisse), explique la Tribune de Genève. Les photographes accrédités ont appris le jour même qu’ils ne l’étaient plus – seul le photographe officiel du festival étant admis.
Pour se justifier, le management a mis en cause la dangerosité des effets pyrotechniques sur scène. « C’était seulement une excuse, car ils n’ont été utilisés qu’à la fin du concert », explique Philippe Maeder, photographe professionnel et président de la section photographie d’Impressum. Le syndicat dénonce une « dérive visant à contrôler de plus en plus le travail des médias ». Finalement, cédant aux photographes en colère, le Paléo a autorisé certains professionnels à prendre des clichés depuis une nacelle accolée à la régie. « Mais loin de la scène et derrière le public, ce qui les a empêché de faire leur travail », dénonce Philippe Maeder. « Alors que depuis la fosse, le public peut prendre de très bonnes photos avec un iPhone. D’ailleurs, elles étaient en ligne sur les réseaux sociaux cinq minutes après le début du concert. »
C’était une première pour ce festival. Mais le cas est courant et les restrictions se multiplient pour les photographes. « Et peu d’entre eux osent évoquer le sujet, de crainte de perdre leur accréditation pour l’édition suivante », explique Sylvain Ernault, qui a écrit plusieurs articles sur ce thème pour le webzine La Déviation.
Pendant les concerts, l’autorisation de photographier est en général limitée aux trois premiers morceaux. Mais parfois, les artistes ne jouent pas le jeu, « restent dans l’ombre à dessein ou mettent un chapeau, ce n’est pas innocent », raconte Philippe Maeder. Certains imposent même des directives esthétiques. Etienne Daho, par exemple, n’autorise que les photos de son profil gauche (!) et interdit les gros plans. Jusqu’à décider, lors d’un concert aux Vieilles Charrues, en 2008, d’interdire toute photo, car certains photographes n’avaient pas obtempéré. Frédéric Tanneau, photographe à l’AFP, qui était présent, raconte que « cette fois-ci, les photographes avaient protesté en déposant leurs boîtiers sur le sol. Etienne Daho avait fini par revenir sur sa décision… »
Lady Gaga a décidé de fournir à la presse une photo unique
Boycotter les photographes est effectivement le moyen le plus sûr d’être à son avantage. A Montreux, cette année, Lady Gaga a décidé de fournir à la presse une photo unique, choisie par ses soins. Les agences ont du coup refusé de la diffuser, arguant qu’elle était certainement retouchée sur Photoshop. L’agent de la chanteuse a également imposé un format de cadrage étroit aux caméramans, pour affiner la silhouette de sa star.
Ceux qui interdisent toute photographie sont de plus en plus nombreux, sans distinction de genre. Cela concerne aussi bien le groupe de hard rock américain Mötley Crüe au Hellfest, que Guns ‘n’ Roses, Lionel Richie et Bob Dylan aux Vieilles Charrues… Et même quand la prise de vue est autorisée, les photographes ne sont jamais à l’abri d’un revirement. Toujours aux Vieilles Charrues, la manageuse de Tom Jones les a chassés, sous prétexte qu’ils n’avaient pas renvoyé les contrats 48 heures avant le début du concert. Le hic, c’est qu’eux ne les avaient eus en main que… deux heures avant.
Cinq jours d’ITT pour une journaliste du “Télégramme”
Et gare à ceux qui oserait défier ces interdictions. Mathieu Ezan, un des photographes officiels du festival des Vieilles Charrues, raconte que certains groupes envoient des équipes de sécurité patrouiller pendant les concerts. En avril, deux agents de sécurité ont ainsi été reconnus coupables de violences sur une journaliste du Télégramme, à la suite d’un concert d’Olivia Ruiz au festival de Saint-Nolff, en 2010. Au procès, ils ont affirmé « avoir été réquisitionnés par le régisseur d’Olivia Ruiz pour empêcher une personne qui filmait dans le public ». L’accréditation de la journaliste lui a été retirée et elle a été violemment empoignée, ce qui lui a valu un hématome de 20 cm sur le bras et cinq jours d’incapacité totale de travail.
Ce n’est pas la seule victime de la sécurité musclée des festivals. En 2014, Sylvain Ernault couvrait les Vieilles Charrues pour Chérie FM. Sur le tableau de bord des photographes de l’espace presse, il était bien indiqué que les photographies pour le concert de Thirty Seconds to Mars étaient strictement interdites. Alors qu’il prenait quelques clichés depuis la fosse avec son « humble reflex équipé d’un objectif d’entrée de gamme », des agents l’ont empoigné, l’ont traîné dans les coulisses et ont exigé qu’il efface ses photos, ainsi qu’il le raconte sur son site.
Sylvain Ernault estimait pourtant avoir la loi pour lui : « le photojournaliste, dans le cadre de son activité, ne peut se voir refuser l’accès à un événement seulement pour des questions de sécurité du public ou des artistes, ou de capacité d’accueil, en vertu des articles L333-6 et suivants du Code du Sport. […] La jurisprudence considère que les artistes, dans le cadre de leurs activités professionnelles, donnent leur autorisation tacite pour la diffusion. » Pas facile à faire valoir lorsqu’on se retrouve face à des gros bras…
Une autre tendance qui se développe, c’est la chasse aux agences. Au concert de Johnny Hallyday au Paléo, aucun photographe d’agence de presse n’était autorisé sur la fameuse nacelle. Frédéric Tanneau, de l’AFP, habitué des Vieilles Charrues – il a couvert dix-sept fois le festival – confirme que les conditions de travail se sont largement dégradées. Muse, par exemple, a refusé toute accréditation aux agences, mais a autorisé le média d’une municipalité locale. –M– ou Stromae rejettent aussi les photographes d’agence. « Ils seraient pourtant sûrs d’avoir de la qualité, mais ils préfèrent contrôler la vie de leurs photos, qui avec les agences circulent dans le monde entier », explique Frédéric Tanneau.
“Souvent, les managers arrivent juste avant le concert avec des contrats en anglais”
Pour faire leur travail, les photographes finissent par négocier. Et de plus en plus souvent, cela veut dire se résoudre à signer des contrats draconiens en échange de l’accès à la fosse. Certains agents se réservent un droit de regard sur les photos avant publication, comme pour le producteur électro Rone ou le groupe de rock The Popopopops. « Souvent, les managers arrivent juste avant le concert avec des contrats en anglais », témoigne Philippe Maeder « et coincent les photographes indépendants qui n’ont d’autre choix que d’accepter pour avoir des images ». La pratique s’est généralisée, jusqu’aux groupes débutants : « Alors que Joan Baez n’imposait aucune condition, Feu! Chatterton réclamait un contrat avec un droit de regard, explique Mathieu Ezan. Mais ça dépend surtout du management et souvent, les artistes ne sont même pas au courant. »
Certains, comme Frédéric Tanneau, refusent de couvrir ces concerts, si les photos doivent être validées par le management, car il ne fait pas de « communication » : « vu l’allure à laquelle les restrictions s’accumulent, on va bientôt nous demander d’effacer les rides et les imperfections avant publication ».
Mais l’atteinte la plus lourde à la profession revient sans doute aux contrats forçant les photographes à céder les droits d’exploitation à la production de l’artiste. Dans ce cas, les professionnels perdent la possibilité de revendre ensuite leurs clichés ou même de les placer sur leur portfolio. Un photographe britannique, James Sheldon, avait dénoncé cette pratique dans une lettre ouverte, et par la même occasion, le peu d’éthique de Taylor Swift – au moment où la chanteuse se plaignait des pratiques d’Apple Music. Le contrat imposé par le tourneur de la star, Firefly Entertainment Inc, précise en effet qu’il « a le droit perpétuel et international d’utiliser (et d’autoriser d’autres à utiliser) n’importe quelle photographie dans n’importe quel but non lucratif (dans tous les médias et formats), y compris mais pas limité aux publicités et à la promotion. » Une pratique illégale en France : Sylvain Ernault rappelle que selon le code de la propriété intellectuelle, « une cession de droit ne peut pas être concrétisée avant la réalisation des clichés ».
« Mais ce qui fait l’histoire, ce sont les expressions. Les images imposées sont moins consistantes. » Si les professionnels ne sont pas optimistes, certains pays comme la Norvège ont pourtant réussi à réguler le problème. Les rédactions ont signé une charte avec les festivals, qui stipule que ceux qui veulent contrôler les images seront boycottés. Ce type d’entente peut-il s’étendre à d’autres pays ? Car en attendant, comme le rappelle Frédéric Tanneau, « c’est le public qu’on prive de l’information. »
Nouveau clip de Rezinsky « Caligula », extrait de l’EP « Les Hérétiques » / réalisation SMOH. Continuer la lecture