Le premier album « Tuer les gens » sort le 30 octobre 2015 chez Echo Orange.
Le premier album « Tuer les gens » sort le 30 octobre 2015 chez Echo Orange.
Le single « L’art de se dire » feat. Caroline Savoie, premier extrait du prochain album de Kwal prévu pour début 2016. Continuer la lecture
Petit retour en arrière : en 1995, les Angevins de Cut The Navel String sortent « Takis », leur premier et unique album, sur le tout-puissant Roadrunner (Sepultura, Machine Head, Fear Factory…). Pourtant, le groupe est déçu du son, pas à la hauteur de leurs attentes. Ils lui préféraient largement un autre disque enregistré deux ans plus tôt -et resté inédit jusque-là- dans un tout nouveau studio qui venait de se monter dans le segréen : le studio Black Box (chez qui enregistreront plus tard The Kills, dEUS, The Last Shadow Puppets, Les Thugs et beaucoup d’autres…). C’est cet enregistrement que nous propose aujourd’hui sur vinyle le label lyonnais Atypeek Music. Et le moins qu’on puisse dire c’est que les gens qui ont refusé ces six morceaux à l’époque peuvent aujourd’hui s’en mordre les oreilles (ok, ça demande un peu de souplesse). Moins metal que sur « Takis », le CTNS de l’époque avait encore des racines post-hardcore bien ancrées chez Shellac ou Jesus Lizard, et il devrait donc vraisemblablement mettre sur le cul tous les fans de noise, d’indus et de doom. Mieux vaut tard que jamais !
Sur Angers, le vinyle sera disponible chez Homewax (70 rue Baudrière) en fin de semaine ou bien il est en commande en envoyant un mail à cutthenavelstring@gmail.com.
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Après deux 45-Tours et un EP 12 », Glass passe sur long format. Mais Alex Raux, la tête pensante de Glass, a tout de même tenu à repêcher quatre titre déjà parus sur ces précédents formats courts pour les inclure à ce premier album. Vous irez relire dans vos vieux Yéty tout le bien qu’on pensait de ces « vieux » morceaux et nous nous intéresserons par conséquent qu’aux cinq compositions inédites présentes sur ce «Saudade». Premier constat: l’ambiance est moins à la fête que par le passé. Même si la musique de Glass n’a jamais vraiment privilégié un quelconque côté «feel-good», ses précédents EPs contenaient toujours des morceaux assez dansants dans l’esprit de LCD Soundsytem ou !!!. Ce n’est plus le cas dans le Glass nouveau (même s’il ne faudrait pas trop nous pousser pour qu’on file sauter dans tous les sens sur l’entêtant «Order»). Plus downtempo, plus oppressante, plus expérimentale peut-être, cette nouvelle salve ne se laisse pas apprivoiser par une simple écoute distraite. Les guitares coupantes comme des rasoirs tailladent des nuages de delays, pour mettre à nu des petits gimmicks pop planqués derrière des hénaurmes basses indus et des parties de batterie dubbées. Les voix de K-Rol Gola (Ek-Kha, Vendas Novas) et Guillaume Goubier (Hungart Thorsen) n’ont plus qu’à surfer sur la wave pour enfoncer le clou. On surprend bien ici où là des clins d’oeil à Joy Division, The Cure ou Sisters Of Mercy, mais Glass a su trouver sa place et signer un disque en 50 nuances de gris.